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Rencontre 4 – Les coulisses du voyage : Le récit passionné d’une accompagnatrice hors pair

Cette conférence s’est déroulée sous forme d’entrevue à distance avec madame Liette Blanchard. Cette entrevue visait à connaître l’expérience ainsi que le vécu « personnels » de notre conférencière et non son expérience professionnelle. Elle ne visait en aucun cas à faire la promotion de l’agence pour laquelle elle travaille. Son nom est mentionné à titre indicatif seulement.

Présentation

Madame Blanchard voyageait depuis plusieurs années avant de débuter dans le domaine de l’accompagnement de voyages organisés. Déjà, lors de ses voyages personnels avec son conjoint ou entre amis, elle aimait faire l’organisation et la planification elle-même.

Cependant, quand il était question de visiter un pays où elle était mal à l’aise de conduire, par exemple, elle choisissait un voyage organisé. C’est ainsi qu’elle fut recrutée comme accompagnatrice.

Comment tout a commencé

Le goût d’accompagner des groupes s’était développé plusieurs années auparavant, alors qu’elle était toujours à l’emploi d’une grande entreprise, mais elle réservait ce projet pour sa retraite. C’est lors d’un de ces voyages que le chef accompagnateur du groupe avec lequel elle voyageait lui demanda si elle avait déjà évalué la possibilité de faire la même chose que lui.

La formation

Chez Traditours, les accompagnateurs reçoivent 3 à 4 jours de formation théorique avant d’être immergés dans un voyage au cours duquel ils doivent observer un accompagnateur formateur. Au cours de ce voyage, que la nouvelle recrue doit payer de sa poche, l’accompagnateur en devenir doit observer son formateur tout en évitant de dévoiler au reste du groupe qu’il est en formation. Son formateur en profitera aussi pour lui présenter des mises en situations auxquelles il devra trouver des solutions. Le formateur peut ainsi bonifier ou corriger la réponse.

Ce n’est qu’après ce voyage, si le formateur le juge capable de le faire, que la recrue peut accompagner son premier groupe et il recevra un complément de formation 6 mois plus tard. Bien sûr, l’agence est disponible pour soutenir tous ses accompagnateurs 24/7 pour chacun des voyages qu’elle organise.

Nous avons appris que les accompagnateurs travaillent bénévolement, du moins chez Traditours, En revanche, ils n’ont pas à débourser pour leur voyage une fois qu’ils ont « gradué ».

Le rôle de l’accompagnatrice

Le rôle de l’accompagnatrice est de susciter la cohésion dans le groupe et surtout de veiller à la sécurité de tous les clients et d’assurer la logistique tout au long de l’itinéraire. Elle doit s’assurer que le voyage se déroule tel qu’il a été prévu et que les participants en aient pour leur argent, qu’ils obtiennent ce pour quoi ils ont payé, ce qui leur a été promis lors de l’achat de leur forfait.

Préparation

Afin de se préparer pour leur prochaine mission, les accompagnateurs devant partir prochainement sont invités à venir en discuter avec ceux ayant fait le même circuit récemment. C’est l’occasion de d’échanger concernant les nouveautés et les changements perçues sur le terrain, tant au niveau politique qu’aux niveaux sécurité, bien être et confort. De plus, ayant été avisée de son prochain déplacement 7 à 8 mois à l’avance, madame Blanchard entame ses recherches et ses lectures concernant le pays ainsi que les endroits à visiter prévus à l’horaire. Cela lui permet d’avoir une bonne lecture de ce qui se passe sur le terrain pendant le voyage et d’improviser de façon sécuritaire en cas de pépin ou de force majeur. À cela s’ajoute le profil du groupe, qu’elle consulte afin de connaitre à l’avance les restrictions et limitations de chacun pour adapter, si possible, les activités en fonctions de celles-ci.

Ce qui fait d’un accompagnateur un bon accompagnateur

Chez Traditours, tous les accompagnateurs reçoivent la même formation. Pour le reste, c’est la personnalité qui fait toute la différence. La personne est-elle centrée sur l’humain ou sur les résultats? Est-elle là pour se faire payer des voyages ou parce qu’elle aime les gens? Est-elle humaniste ou plutôt cartésienne? Est-elle très rigide ou plutôt flexible? Bref, le degré d’appréciation est aussi une question de goût de la part du client.

Grandir à travers les voyages dans différentes cultures

Madame Blanchard a eu l’occasion de côtoyer plusieurs cultures différentes grâce à ses nombreux voyages et elle en sort grandie. En fait, elle a rencontré des hindous, musulmans, chrétiens, orthodoxes, etc., ce qu’elle considère être très riche d’un point de vue humain, de la compréhension ainsi que de l’acceptation de l’autre. Ayant visité des pays touchés par la guerre et échanger avec des guides locaux qui ont vécu ces conflits de l’intérieur ou tout au moins connu leurs impacts, elle a eu l’occasion de mieux comprendre l’historique de ces guerres ainsi que les dommages causés par celles-ci.

Après avoir beaucoup voyagé, notre conférencière dit faire une grande différence entre la pauvreté et la misère. Elle a pu constater que les gens faisant partie de populations pauvres peuvent être heureux et afficher un sourire magnifique. Selon elle, on ne doit pas confondre pauvreté et misère, car l’indice de bonheur peut être élevé même dans la pauvreté, mais on ne peut être heureux dans la misère. Elle invite au changement dans nos perception, de nos idées préconçues ainsi qu’au respect des cultures locales. Elle nous invite aussi, lorsque nous voyageons à l’international, à « laisser le Québec derrière nous » et à l’apprécier encore plus à notre retour.

Différence entre guide et accompagnateur

Lors d’un voyage organisé avec Traditours, en plus d’avoir un accompagnateur tout au long du circuit, des guides se greffent à différents endroits dans le parcours. Ces guides sont des gens qui habitent l’endroit et qui nous présentent la ville ou le pays à leur façon, avec les yeux de la population locale. Cela est très riche culturellement et permet parfois de connaître les deux versions d’une même réalité, comme en Israël ou l’un des groupes qu’elle accompagnait a eu l’occasion d’avoir un guide Israélien un jour, puis un guide Palestinien le lendemain. C’est la valeur ajoutée des guides locaux.

D’ailleurs, madame Blanchard nous invite à nous prévaloir des services d’un guide local même lors d’un voyage que l’on organise soi-même afin de profiter de sa connaissance approfondie de la région visitée.

Recommandations aux accompagnateurs en devenir

Si l’aventure de l’accompagnement de voyages organisés vous fait envie, sachez qu’il vous faudra d’abord aimer les gens, ceux qui font partie du groupe tout autant que ceux que vous serez amené à côtoyer à l’international. Sachez aussi que vos qualités de leader seront mises à l’épreuve. Posséder une facilité à rassembler et un esprit positif vous aidera à faire face aux différentes situations qui pourraient se présenter.

Accompagner un groupe, c’est avant tout faire un voyage pour et au service des autres.

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